Contes indiens du Seigneur Éléphant

1 juillet, 2008 - No Responses

Par Xavier Armange

L’avion vient de décoller, vous partez pour une destination de légende, l’Inde. Vous allez découvrir les saveurs, les parfums, les couleurs d’un des plus grands pays du monde, si riche en contrastes. Vous rencontrerez ses habitants, leurs coutumes, leurs modes de vie. Des animaux inhabituels vont croiser votre route.

Et puis, au cours de votre voyage, au détour d’une phrase, vous vous laisserez entraîner dans des contes traditionnels indiens des maharadjahs ou des gens du peuple, pleins de poésie, d’exotisme, d’humour. Histoires de l’éléphant blanc ou de l’enfant et le feu sacré, de la pièce d’or du saddhu, de l’oiseau à deux têtes… et bien d’autres encore très étonnantes ou pleines de sagesse.

Vous croiserez aussi les dieux indiens et découvrirez deux fabuleuses sagas : le Mahabharata et le Ramayana, sans doute les plus grandes épopées de l’histoire du monde.

15 contes illustrés parés de tout l’exotisme et de toute la magie de l’Orient

Pour tous les âges.

Contes de la Planète bleue

une collection qui allie un voyage à la découverte d’un pays, aujourd’hui, à travers la vision subjective d’un auteur voyageur et une plongée dans ses contes traditionnels adaptés dans une langue contemporaine. Pour rêver et découvrir d’autres horizons.

Dans la même collection : « Contes inuit de la banquise », par Jacques Pasquet.

 

L’auteur, Xavier Armange a fait des études de lettres et a travaillé dans la communication. Il est auteur d’une vingtaine de livres et albums pour les jeunes et les adultes. Il dirige une petite maison d’édition qu’il a créée près de la mer.

Il sillonne le monde dès qu’il le peut, particulièrement l’Asie. Ses voyages et ses interventions dans les écoles et ailleurs lui permettent souvent de parler de sa passion du voyage et de ses découvertes d’autres civilisations. 

De Haridwar à Kanyakumari, de Calcutta à Puri en passant par Hampi, Amritsar, Gwalior, Dharamsala, Goa, Jaisalmer, Diu ou les îles Andaman, il a effectué de nombreux séjours aux quatre coins de l’Inde. C’est Bénarès qui a sa préférence. Il a découvert un monde différent, des amis, rapporté des milliers de photographies, une moisson de souvenirs, de textes et d’anecdotes. Il pense parfois qu’il est devenu - sinon un peu plus sage - du moins que sa vision du monde a changé en approchant l’« Incredible India ».

CONTES INDIENS DU SEIGNEUR ÉLÉPHANT

par Xavier Armange. Collection « Contes de la Planète bleue », illustré de photographismes.

12 x 18 cm - 160 pages - 8 euros - ISBN 978-2-84238-101-1

LIRE DES EXTRAITS

Bonnes pages : Contes indiens du Seigneur Éléphant

OÙ TROUVER CE LIVRE ?

Chez les libraires de France, Québec, Belgique, Suisse, à défaut :

Chez le diffuseur : Littéral-Pollen  Tél. 02 51 98 33 34 (Dilicom)

Au comptoir de vente de Paris : Soleils diffusion  Tél. 01 45 48 84 62 (Dilicom)

Chez le diffuseur/distributeur du Québec : 945, avenue Beaumont, Montréal (Québec) H3N 1W3 

Tél.: (514) 273-6141  Téléc.: (514) 273-7021   1 800 361-1043

A défaut chez l’éditeur : Éditions D’Orbestier  Tél. 02 51 21 51 38  - Fax 02 51 21 14 10 

Livres électroniques et éditeurs virtuels ?

2 juin, 2008 - No Responses

Interview de Xavier Armange, éditeur et auteur, par Paul Dupouey, directeur du CIELJ, Ricochet-Jeunes, sur le stand des Éditions D’Orbestier lors du salon du livre de Paris 2008 (extraits).

Xavier Armange au Salon du livre de Paris 2008

- Quel est votre trajet d’éditeur ?

XA — Les Éditions D’ORBESTIER on fait un choix généraliste. J’ai démarré il y a douze ans après avoir été auteur de jeunesse dans des maisons parisiennes, chez Hatier, Flammarion, Bayard et d’autres. Mais lorsqu’on débute, qu’on se situe de fait hors des grands circuits, il faut avoir un fonds car, sans cela, pas de diffuseur et donc pas de présence sur le marché. Quand vous êtes en province, vous pouvez amorcer la pompe avec le régionalisme. Mais je pense qu’un éditeur en région n’est pas condamné au régionalisme. Avec peu de moyens, petit à petit, on peut se diversifier et viser une audience nationale.

J’ai aujourd’hui un catalogue de cent titres à peu près moitiés régionalistes, moitié nationaux, dont des livres de jeunesse et des collections cohérentes : petits et grands albums, albums écologiques, livres de poches, etc.  Quant au contenu, principalement en jeunesse, j’essaye d’apporter du sens, modestement, à travers les ouvrages que je publie. Dans “Le Prisonnier de la bibliothèque”, par exemple, une de mes meilleures ventes, je tente de faire passer en douceur auprès des enfants la notion de lecture, de littérature. Dans d’autres ouvrages, c’est celle de démocratie ou encore dans un roman de Yves Pinguilly, une ouverture sur l’Afrique avec ses réalités, la condition parfois difficile de la femme. Un autre livre de jeunesse aborde le problème de la Tchétchénie. Bien sûr, il ne s’agit pas d’être lourdement didactique. J’ai aussi une collection « Animaux méconnus en danger », consacrée aux espèces menacées. Ces albums sont écrits par une jeune femme, Sandrine Silhol, docteur en sciences, spécialiste de la préservation des espèces. Le but est de présenter des animaux peu ou mal connus dans leur biotope, avec leur mode de vie, les dangers qui les guettent et les moyens de les aider. 

- Percevez-vous des tendances dans le livre de jeunesse ?

XA - En ce moment, pas nettement. Il y a toujours les valeurs sûres, qui évoluent dans la forme ; beaucoup de livres d’éveil avec un personnage rémanent qui explique aux enfants un certain nombre de notions avec une liberté de plus en plus grande. Mais là encore je trouve que la démarche, mode et people, surtout pour les petites filles, occupe beaucoup de terrain. C’est l’apprentissage très tôt du désir et de l’hyper-consommation avec des modèles de comportement stéréotypés, en symbiose avec la télévision et la presse magazine.  Beaucoup de frustrations en perspective… Il y a quelques années, le contenu était supposé faire avancer la réflexion. Je pense au “Sourire qui mord”. Sur le plan graphique c’était aussi la révolution avec Harlin Quist par exemple. Il y a vingt ans “les Éditions du Rouergue”, sous l’impulsion d’Olivier Douzou, ont su créer une nouvelle esthétique un peu destroy qui a séduit les jeunes. C’était très novateur. De nombreux talents se sont depuis exprimés dans cet esprit. Je reçois beaucoup de dossiers d’illustrateurs, souvent sympas, très formatés, qui vont dans ce sens. Je crains que ça cache parfois une certaine pauvreté plastique, une difficulté ou incapacité à pérenniser la grande illustration. C’est néanmoins souvent très créatif.

   

Contes indiens du Seigneur Éléphant, le nouveau livre de Xavier Armange.

Aujourd’hui l’illustration est beaucoup plus libre, on se censure peu. Quant aux textes, ils n’ont parfois qu’un intérêt relatif et certains me laissent perplexes quant à leur finalité. Sans doute publie-t-on trop. C’est un dictat financier pour les grands éditeurs, une obligation de rotation accélérée des titres. Les livres — financés par les libraires - doivent se succéder pour ne pas gripper l’engrenage assez pervers d’une sorte de flux tendu attrape tout. Le pilon est souvent au bout. Il faut noter qu’en face du regroupement compressif des grandes maisons d’édition on a vu se créer une nouvelle édition indépendante de qualité. Avec la progression des moyens techniques de production, fleurissent ces nouvelles maisons très novatrices. Je pense à “L’Atelier du poisson soluble” par exemple, à “Memo” ou à “Rue du Monde” et à quelques autres qui sont sans doute, avec des choix très personnels, de grands éditeurs en puissance. 

- Cela caractérise-t-il seulement le livre de jeunesse ? Et même seulement l’édition ? N’est-ce pas une caractéristique de tout le secteur culturel ?

XA - Peut-être. Et, pour l’édition en tout cas, il y a cette facilité relative de fabriquer des livres, le fait que les moyens techniques sont désormais à la portée de tous. C’est une chance pour la créativité et, bien sûr, un risque de saturation du marché. De très nombreux jeunes sortent chaque année d’écoles d’art et d’illustration. Les petites maisons sont attentives aux nouveaux talents. Certains jeunes décident aussi de s’autoproduire et de tenter l’aventure de leur propre édition. D’autre part le coût de production d’un livre augmente peu depuis plusieurs années ; les fabrications se font de plus en plus à l’étranger. Après les Italiens, les Espagnols, les Polonais, les Slovaques, les Libanais… Les imprimeurs Chinois ont attaqué en force cette année sur le salon. 

- Et le livre électronique ?

XA - Le livre électronique ou les applications du papier électronique, dont on parle beaucoup et qui désormais fonctionne, vont constituer des outils prodigieux puisqu’on pourra avoir sa bibliothèque entière — ou presque — dans l’espace d’un seul livre avec un accès technique beaucoup plus rapide et pratique qu’avec un portable. Le plaisir sera-t- il le même ? Probablement pas pour notre génération mais les enfants qui naissent avec un ordinateur dans leur berceau trouveront ce mode de lecture tout naturel. Le beau livre restera sans doute longtemps sous sa forme papier, l’album jeunesse aussi, du moins pendant un certain temps. 

Ce passage au virtuel va entraîner bien sûr une vraie révolution en matière d’édition-diffusion-distribution. Toute la chaîne, depuis la forêt (qui elle sera gagnante) jusqu’au libraire traditionnel va s’en trouver affectée comme le furent les moines copistes et les gratteurs de peaux de veau en 1500, lors de la révolution de Gutemberg. Certainement alors une catastrophe économique et un bouleversement mental pour tous les intervenants des métiers du manuscrit. 

Avec la généralisation du livre électronique restera-t-il même des éditeurs ? Ceux qui proposent à compte d’auteur un espace sur un serveur internet aujourd’hui sont -ils encore des éditeurs quand ils se contentent de “mettre dans le tuyau”, souvent sans autre choix ni travail éditorial, les manuscrits financés par leurs auteurs ?

Les nouveaux éditeurs virtuels seront de plus en plus soumis au marché médiatique ? Le livre quel que soit son aspect restera de l’écrit. L’écrit comme expression de la pensée n’est pas en péril (même si souvent on peut s’interroger sur ses nouvelles formes aléatoires qui peuvent rendre la communication difficile entre les générations). Ce sont les moyens de transmission qui évoluent. Le vrai problème, me semble-t-il, dans un foisonnement de productions sera celui de la médiatisation du produit avec pour unique finalisation l’accélération de sa vente.

On connaît les menaces qui se précisent si la loi Lang est rapportée. En supprimant la spécificité culturelle du livre, on le jetterait dans la foire d’empoigne du commerce tout libéral et le dumping pratiqué par les plus grosse structures au détriment des plus petites. On a la certitude qu’à terme, comme le disque, ce sera la disparition — peut-être souhaitée ? — de la diffusion, de la librairie et de l’édition indépendante. Comment des éditeurs comme nous pourraient-ils se battre face à des géants de la distribution qui nous demanderont des remises de plus en plus importantes alors que nous n’aurons ni les moyens ni la puissance médiatique pour toucher le grand public et pouvoir accéder à des économies d’échelle sur de gros tirages ? D’ailleurs notre vocation, comme beaucoup d’éditeurs et d’ouvrages, n’est pas de faire des best-sellers, bien que nous n’en refuserions pas de temps en temps.

On pourrait alors penser que notre avenir se trouve dans le livre électronique. Mais il subira les mêmes dictats de la médiatisation. On le voit avec la prolifération des blogs, très gratifiante pour les émetteurs mais finalement assez vaine et introduisant souvent une pseudo-communication et une surcharge d’informations non contrôlées inutiles. 

La nouvelle édition de masse appartient et appartiendra de plus en plus au monde du marketing et de la communication. L’écrit virtuel, comme la presse deviendra un substrat pour faire pousser la publicité de produits de grande consommation. Le livre lui-même ne coûtera plus rien (comme le disque piraté), juste quelques octets à transmettre comme de la musique mais avec des frais de production souvent bien moindres. L’éditeur dans son acception traditionnelle sera quasiment absent. On peut facilement imaginer la nouvelle chaîne du best-seller où l’on cherchera en vain l’éditeur virtuel : sondeurs et chargés d’étude produit en fonction de la demande potentielle ou de celle que l’on créera — agents rabatteurs d’auteurs bookables — profileurs — coachs d’écrivains et nègres assimilés — auteurs médiatiques aux ordres du marketing — mediaplanners — publicitaires du téléachat avec intensification de communication publicitaire, surtout la télévision sur écran et portables — organisateurs de shows littéraires ou non, sponsorisés — renfort des médias sur le net et papier (s’il en reste) qui seront sans doute tous gratuits et appartiennent déjà aux maisons d’édition - netmarketing par spams ciblés — acte d’achat final par une vente en ligne à prix très réduit à télécharger sur internet ou distribution gratuite avec des publicités toutes les 10 pages, ciblée sur le profil du lecteur selon ses préférences repérées par ses choix sur internet ou les relevés de sa carte de crédit et finalement… finalement effacement du fichier d’un clic, Et au suivant ! La mémoire du i-book n’aura pas besoin d’être très importante !

Pour qu’une œuvre émerge et soit visible, sinon lisible, dans un monde de zapping généralisé, il faudra tenir les clefs d’une médiatisation massive, coûteuse et très rapide, trustée par les grands éditeurs.   

- Et le plaisir de lire ?

XA — Le plaisir de lire dans tout ça ? Je souhaite qu’il demeure et s’intensifie, pourquoi pas, mais c’est peut-être un vœu pieux car mille autres sollicitations ludiques occupent déjà nos loisirs. Mais s’inventeront aussi des contre-feux car certains auteurs n’accepteront pas d’être de purs produits marketing, fabrique d’écriture pour les moutons consommateurs.  Pour être honnête il faut voir aussi l’aspect positif de cette évolution. Nous sommes en train de vivre un vieux rêve de la Renaissance. Permettre à chacun d’avoir accès à toute la connaissance accumulée depuis les origines de l’humanité. Avec la mise en ligne, à terme rapproché, de l’ensemble des œuvres du domaine public, avec des banques de données comme Gallica 1 et 2, Google, les fonds des archives et bibliothèques internationales petites et grandes et bien d’autres fournisseurs de bases de données plus segmentés qui se créent chaque jour, chacun devient un Pic de la Mirandole, humaniste qui se targuait de posséder toute le savoir de son époque.

Aujourd’hui le net, par ses contributions venues de partout — avec essais et erreurs — et souvent gratuites, met à la portée de “l’honnête homme” la plus gigantesque bibliothèque encyclopédique, littéraire et ludique que l’on puisse imaginer.  L’aventure ne fait que commencer qui n’a pas fini de nous bouleverser ; on en reparlera dans un siècle…   


41, avenue de la Vendée  85180 Le Château D’Olonne

Tél. 02 51 21 51 38  - Fax 02 51 21 14 10

Le magazine en ligne RICOCHET est le centre International d’Etudes et portail européen sur la Litterature de Jeunesse : ressources sur les oeuvres, les auteurs, les illustrateurs… www.ricochet-jeunes.org/

Parlez-vous bistrot ?

23 mai, 2008 - No Responses

Par Stéphane Pajot

 

 

La langue du zinc n’est pas une langue de bois. On y parle la langue du cœur. Du cœur gros qu’on soigne au vin chaud, du cœur gros comme ça qu’on soigne au pastaga.

La langue des bistrots, entre le pire et le barbare, a ses aristos comme Boudard, Blondin, Rimbaud, Dimey, Bukow et puis Gainsbar, poètes blanc sec, accros de la Kro, esthètes de la fine à l’eau.

La langue des bistrots pour le dire a des mots qui naissent du comptoir. Des mots pousse-cafard dans la fumée du soir, des mots d’amour, toujours, des mots copains d’un jour, nos mots de tous les jours.

Il fallait bien en faire le tour.

 

Ce glossaire contemporain, illustré de nombreuses photos, amusera le lecteur curieux ou l’amoureux des troquets, qui, en lisant ce livre dans la collection « Le Jeu des mots », cédera au plaisir de découvrir ou de retrouver des expressions pleines de saveur et porteuses d’images.

Un petit dico d’aujourd’hui, plein d’humour pour étancher les grandes soifs de vocabulaire limonadier.

Stéphane Pajot. Né à Nantes en 1966, l’auteur se destinait dès l’été de ses dix-huit ans à entamer une carrière de guitariste de rock… Le triomphe n’étant pas au rendez-vous de ses vastes espérances, il devient journaliste et mène en parallèle une carrière d’écrivain, auteur d’une quinzaine de livres de mémoire sur la ville qu’il aime, Nantes, mais aussi nationaux sur Jacques Tati, la Femme à barbe ou Jacques Vaché… 

Toujours en quête d’infos, les recherches de Stéphane Pajot le mènent dans de nombreux bistrots. Il y retrouve la vie qui va comme le monde, en le refaisant parfois, et en trinquant à la santé de ses lecteurs.

 

LIRE DES EXTRAITS

Bonnes pages : Parlez-vous bistrot ?

 

Dans la même collection :

  1. Parlez-vous argot ?
  2. Parlez-vous le patois de Paris ?
  3. Parlez-vous Nantais ?
  4. Parlez-vous Chaumois ?
  5. Parlez-vous Québécois ?

 

PARLEZ-VOUS BISTROT ? Éditions D’Orbestier

par Stéphane Pajot - Illustré de photographies. 19 x 11,5 cm

132 pages - 9,50 euros (France) - ISBN 978-2-84238-104-2

Read the rest of this entry »

Stéphane Pajot reçoit le prix de l’Académie de Bretagne et des Pays de La Loire pour son livre “Les Nantais”

23 mai, 2008 - One Response

Stéphane Pajot vient de recevoir le prix de Loire-Atlantique de l’Académie de Bretagne pour son livre “Les Nantais”. Par cette distinction, les académiciens ont voulu distinguer l’œuvre d’un auteur généreux, riche d’une quinzaine de livres aux éditions D’Orbestier, dont huit sur Nantes et la Loire-Atlantique.


Stéphane Pajot avec son éditeur, Xavier Armange, lors de la remise du prix (Photo Yves Aumont).

Dans la grande salle des délibérations du Conseil Général de Loire-Atlantique, qui soutient l’Académie de Bretagne et la recevait pour cette cérémonie, M. Jean-Yves Paumier, son chancelier, a souligné l’intérêt documentaire et iconographique de cette série d’ouvrages d’un journaliste, ni historien, ni simple vulgarisateur, mais passeur d’une mémoire collective. 

M. Philippe Hervouet, a présenté avec talent le livre “Les Nantais” qui s’inscrit dans une collection de beaux ouvrages des Éditions D’Orbestier, en soulignant que l’Académie avait aussi souhaité rendre un hommage à son créateur et éditeur, Xavier Armange. Il précisait que la qualité du travail accompli depuis des années par cette maison d’édition vendéenne et nantaise, la richesse de l’iconographie et le soin des mises en page, n’avait pas échappé aux académiciens.

Stéphane Pajot, dans ses remerciements, à brièvement rappelé ses objectifs et mentionné qu’il venait d’être papa d’un petit Valentin à qui, un jour, ces livres transmettraient une connaissance de ses racines.

L’éditeur, Xavier Armange, a précisé qu’il avait trois bonnes raisons de se réjouir de ce prix. La première lui paraissait une évidence : depuis près de 10 ans et un long travail de recherche, Stéphane Pajot méritait bien cette distinction. La deuxième était son amour d’une ville où il était né, chargée de souvenirs. Il souhaitait que le travail conséquent de publications des Éditions D’Orbestier sur la Nantes et le département soit un moyen de perpétuer une mémoire transgénérationnelle. Enfin il avouait qu’en mai 1968, il était là, dans la rue, parmi les étudiants qui regardaient brûler les bâtiments de la nouvelle préfecture avant d’échapper à la charge des CRS. D’où son émotion de se retrouver dans ces mêmes lieux, exactement quarante ans plus tard, afin de célébrer, devant une docte assemblée, la consécration d’un livre sur la mémoire nantaise.

Lao Tseu n’a-t-il pas dit : “L’usure du temps fait du carré un rond ” ?

LE LIVRE “LES NANTAIS”, des hommes, des événements, une mémoire

LIRE DES EXTRAITS

Bonnes pages : Les Nantais

OÙ TROUVER CE LIVRE ?

Chez les libraires de France, Québec, Belgique, Suisse, à défaut :

Chez le diffuseur : Littéral-Pollen  Tél. 02 51 98 33 34 (Dilicom)

Au comptoir de vente de Paris : Soleils diffusion  Tél. 01 45 48 84 62 (Dilicom)

Chez le diffuseur/distributeur du Québec : 945, avenue Beaumont, Montréal (Québec) H3N 1W3 

Tél.: (514) 273-6141  Téléc.: (514) 273-7021   1 800 361-1043

A défaut chez l’éditeur : Éditions D’Orbestier  Tél. 02 51 21 51 38  - Fax 02 51 21 14 10 

 

Parlez-vous québécois ?

5 mai, 2008 - No Responses

Par Claire Armange

 

Indispensable pour ceux qui partent ou qui reviennent du Québec !


Pas facile pour un Français de France de comprendre un Québécois de Montréal en débarquant avec son char chez le premier dépanneur du coin. Encore plus difficile si on arrive au Lac St Jean ou en Gaspésie…   Pas de problème, avec Parlez-vous québécois ? de Claire Armange, vous saurez tout sur la langue de nos cousins d’outre-Atlantique. Original et très complet, ce petit dico à mille lieux des ouvrages savants ou rébarbatifs, ne se contente pas de répertorier les mots différents il les met en situation dans leur contexte de tous les jours et, cerise sur le gâteau, offre même la prononciation- avec l’accent - des phrases les plus pittoresques.

En conservant toute la saveur de mots de l’ancien français et leur prononciation, en enrichissant sans cesse la langue d’apports nouveaux, souvent très riches en couleurs, les Québécois ont développé un parler étonnant plein de séduction, de poésie et parfois d’étrangeté pour les visiteurs. Ce petit dico insolite permet de jouer avec les mots et de découvrir les expressions savoureuses, anciennes ou modernes de la Belle Province. De judicieux commentaires, plein d’humour, font mieux connaître similitudes et différences entre les langues de ces « cousins » des deux rives de l’Atlantique. Cet ouvrage, unique en son genre, répond à une volonté de témoigner de la vigueur et de l’inventivité de la langue québécoise telle qu’elle se parle aujourd’hui avec son mélange d’ancien français ou de français vieilli, ses emprunts, conscients ou non, à la langue anglo-américaine et sa propre créativité. Il illustre ses différences avec le parler français de France, actuellement envahi de mots anglais qu’il importe volontairement contrairement au québécois. Ce glossaire contemporain de 168 pages, illustré de nombreuses photos, amusera le lecteur curieux, le voyageur ou l’amoureux de la Belle Province, qui, en lisant ce livre dans la collection « Le Jeu des mots », cédera au plaisir de découvrir ou de retrouver des expressions pleines de saveur et porteuses d’images souvent très drôles.  

Claire Armange, auteure, artiste plasticienne, a fait cinq années d’études aux Beaux-Arts en France. Traductrice de pièces de théâtre américaines (elle vient d’adapter en français la comédie musicale “Les Z’enfants de chœur - Altar Boyz -” qui fait un triomphe à Broadway), elle est passionnée par la langue française sous toutes ses formes. Sa double nationalité franco-canadienne et son amour du Québec, où elle vit, lui ont permis d’établir – avec un malicieux sens critique – cet ouvrage sur le québécois tel qu’on le parle aujourd’hui.

Dans la même collection :

  1. Parlez-vous argot ?
  2. Parlez-vous le patois de Paris ?
  3. Parlez-vous Nantais ?
  4. Parlez-vous Chaumois ?
  5. Parlez-vous bistrot ?

PARLEZ-VOUS QUÉBÉCOIS ? Éditions D’Orbestier par Claire Armange - Illustré de photographies. 19 x 11,5 cm 168 pages - 9,50 euros (France) - ISBN 978-2-84238-105-9

LIRE DES EXTRAITS
Bonnes pages

Read the rest of this entry »